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Histoire d'un Royaume et d'un roi
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Antoma
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MessagePosté le: Dim 2 Oct - 11:56 (2011)    Sujet du message: Histoire d'un Royaume et d'un roi Répondre en citant

Devant vous sur une petite table en chêne se trouve un livre dont l'auteur est le professeur Lactos, un historien de Nedmor. Cet homme à d'ailleurs en sa possession la pierre du roi Mandural. Vous trouverez dans ce livre toute l'histoire du Royaume et surtout celle des royalistes. De quoi faire une bonne lecture, découvrir notre histoire ou se la remémorer avec nostalgie.
Dans cette oeuvre, les années sont comptées à partir du début du règne de Galorégor il y a déjà 5 ans. Son règne à commencé un 13 Juin.




Introduction  

Puisse le Très-Haut m'accorder son pardon pour les heures et les journées que je vais devoir dérober au temps béni de la prière afin d'écrire cette histoire imparfaite de ma contrée, le florissant royaume d'Alidhan.  
Cette prestigieuse Province est fort ancienne, bien peu se souviennent de ses débuts. Partant d'une simple châtellenie, Manelvor le grand père du bon Roy Mandural, à force de batailles, réussit à fédérer et unifier un Royaume, qui fut bientôt connu pour la paix qui y régnait et qui prospéra.
Son climat doux, les alizés de la mer sur laquelle donne la cité occidentale de Nedmor, capitale séculaire, apportent depuis toujours de bonnes récoltes et des étrangers avides de commercer. Il n'est pas rare de croiser dans les rues du port fortifié ou de la ville haute des marchands de soieries se rendant chez quelque noble dame.  
Nos forêts sont giboyeuses et certaines ont la faveur des enchanteurs, et certaines rumeurs parmi la paysannerie marmonnent encore à propos de maléfices et de vils sorciers.  
 
Héritier d'une longue lignée de seigneurs, le Monarque Mandural, que l'Eternel le protège, eut l'un des plus longs et des plus paisibles règnes.
Quand on parle du bon Roy, il s'agit de Mandural et de sa nature pacifique. Rien n'aurait dû troubler sa quiétude, s'il n'avait eu ses fils : Kaldrass l'aîné et Galoregor son cadet de quatre ans. Dès l'enfance tout les opposait. Kaldrass, enfant obéissant et respectueux des règles, calme et posé, peu porté sur l'action, apprenait auprès de son père la tâche ardue de gouverner. Galoregor, déjà, s'intéressant aussi à cet art délicat, trouvait que son frère serait trop faible pour l'assumer et pour faire d'Alidhan un royaume reconnu parmi les puissants. Et déjà il critiquait son père à propos de sa mansuétude à l'égard de la racaille.  
La reine étant morte en donnant naissance à son deuxième fils, le Roy était seul pour les élever. Malheureux de leur mésentente, Mandural tint son trône le plus longtemps possible, refusant de choisir entre l'héritier légitime, son aîné, symbole de la continuité, et son cadet, empli d'ambition et qui le pressait d'abdiquer en sa faveur, afin disait-il de faire rayonner la splendeur du Royaume.  
La plus proche et ancienne conseillère du Roy, le commandeur Zelandra, aux grands talents d'administratrice et de diplomate, s'abstint de toute recommandation en la matière.   
 
Mandural mourut. C'était il y a huit années déjà. Mais sa longue vieillesse avait laissé le temps à Galoregor l'intriguant, âgé alors de vingt-trois ans, de s'assurer la fidélité d'une majorité de l'armée et de nobles barons, leur promettant conquêtes, or et privilèges.
Kaldrass, confiant et sûr de sa légitimité, ne soupçonna pas les manigances de son jeune frère et n'eut pas le loisir de monter sur le trône. Évincé, il fut banni et ne dut la vie sauve qu'à la défection de quelques fidèles soldats attachés à la tradition qui le libérèrent et s'enfuirent avec lui dans l'ancienne cité de Fuisserage, au Sud-est du Royaume. Ils y installèrent un quartier général qui bientôt devint une ville, comptant baraquements et commerces. C'est là que les Exilés s'apprêtent à reprendre le pouvoir.  
Refusant de prendre parti et pressentant que les discordes royales ne faisaient que commencer, le Commandeur Zelandra s'en éloigna et établit au Nord du Royaume une communauté fort bien organisée et récusant toute autorité. La plaine de Cyrosh, abreuvée par le Ceth, donna naissance à une véritable cité paysanne, attirant de nombreux partisans qui se rallièrent à Zelandra.   
 
Ainsi fut le passé, mais le présent est en construction. Chacune des factions que j'ai décrites se bat en ce moment même pour unifier le Royaume sous sa bannière, et l'avenir est plus qu'incertain. Très-Haut, je retourne à mes prières, tout en continuant d'observer ma contrée pour savoir qui des trois sera l'unique.  

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MessagePosté le: Dim 2 Oct - 11:56 (2011)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 2 Oct - 11:59 (2011)    Sujet du message: Histoire d'un Royaume et d'un roi Répondre en citant

Chapitre I 
 
La vengeance de Gonk


11 Août de l’an I du règne de Galorégor

Du royaume d'Alidhan, Gonk n'en connaissait qu'un seule partie: la forêt.
Il l'avait apprivoisé comme personne, il en récoltait l'ensemble des richesses quelle lui offrait.

Gonk était ainsi tour à tour bucheron ou mineur.

Bucheron, il aimait ça. Avec la hache qu'il s'était confectionné il pouvait abattre des dizaines d'arbres par jour. Le bois récolté servait de chauffage pendant l'hiver.
Il s'en est également servit pour confectionner sa hutte.
Cette hutte est particulière, Gonk l'a construite sans ..... réfléchir.
En effet, notre homme des forêt n'est pas un architecte, il en a d'ailleurs oublié les rudiments de la construction en ne faisant à cette hutte aucune ouverture vers l'extérieur. Il se dis même qu'elle n'est pas très solide.
Comme aime à le rappeler Gonk:"Ma hutte, elle te plais pas. Bah dis donc si t'es pas content tu m'en refais une."

La mine il connaissait également, il en extrayait du minerai de fer.

Sa vie était paisible, l'environnement s'y prêtait bien.
 

Gonk avait un vice bien tenace: la collectionnite aigue.
En effet il amassait dans sa hutte des objets autant inutiles les uns que les autres.
Ce mal le rongeait de plus en plus, les objets qu'il recherchait devenaient de plus chers et de plus en plus rares. 

 
Pour combler ses manques, il s'est mis à travailler comme un forcené pour vendre des matières premières au marchands et aux forgerons du royaume.
Il est ainsi devenu l'unique fournisseur de ces derniers pour des matières comme le bois et le fer.
Gonk s'est également mis à chasser le gibier pour pouvoir faire du cuir.

Le commerce était ainsi établi, toute le monde était satisfait de cette situation.

Ce matin Gonk s'est réveillé en colère. Il vient de se rendre compte que l'ensemble des marchands l'ont manipulé. Il n'accepte plus cette situation.
 

Gonk est en colère, il en a marre de l'oppression des marchands sur lui. Il a donc décidé de tous les exterminer du royaume.
Les habitants du royaume se doivent de mettre leurs querelles de côté pour sauver leurs marchands.
L'avenir du royaume est à ce prix.
 

Je vais tous leur éclater la tête à ces voleurs de marchands. Ils ont trop fait d'or sur mon dos, je veux leur donner une leçon.

Il est clair que les marchands doivent prendre la menace de Gonk au sérieux, il n'est pas du genre à parler pour ne rien dire.
 

 
Le royaume entier doit se mobiliser s'il veut conserver ses marchands, Gonk est en route!
 

La colère passée, le désir de vengeance est toujours là.

Il est plus déterminé que jamais. Il prépare ses affaires: une hachette et une pioche l'accompagneront. Il prend bien soin de les aiguiser.
Il compte bien également faire peur à ces marchands pour qu'ils lui donnent son dû.

Gonk sera bien le dernier à céder, il ira jusqu'au bain de sang pour avoir ce qu'il veut.

Ses affaires sont enfin prêtes, le voilà donc en route vers le royaume.
 

Le voilà aux portes du royaume.

Alors je vais commencer par qui?

Gonk tire à pile ou face...  

Sa première étape fut de passer par Nedmor.

En arrivant il croisant de l'œil le vieux poissonnier.
Toi je te laisse la vie sauve tu ne me dois rien

Il continua ainsi son périple dans la ville ayant à faire face à une défense, bien que vaillante, faible et désorganisée.
Son chemin vers le banquier n'en fut que plus facile.
Le forgeron fut également emmené par Gonk.
 

 
Sur le chemin du retour, une escouade s'en pris au barbare, le faisant fuir.

Son voyage continua sur Cyrosh.

Là un bataillon organisé l'attendait.
Gonk compris que la tâche allait être rude. Il pût néanmoins capturer un marchand avant de succomber lamentablement.
Son travail était inachevé.
 

Il pris la route de Fuisserage.
Passant par une traverse, il trouva la ville bien calme.

Où pouvaient donc se cachaient les exilés.
Ils l'attendaient tous à l'entrée de la ville. Les exilé étaient déterminés à en finir avec ce Gonk.
Voyant le danger arriver, Gonk se précipita sur un marchand.

Il le kidnappa de justesse.

Les exilés continuèrent leur intimidation. Les plus téméraires le frappèrent violement.
Il n'en fallut pas plus à Gonk pour succomber.  

 
Reprenant ses esprit, Gonk se dit que sur Merulik il ne va pas se laisser faire.
Il se dit qu'il va d'abord taper du défenseur de marchand avant de récupérer ceux-ci.

Le voici donc face à une vingtaine d'alliés de circonstance.
Il arrive à trouver une brèche dans le mur et s'engouffre dans la case.

Les combattants le poursuivent et ne le lachent pas.
Gonk prend le forgeron, le marchand réussi à s'enfuir.
Maigre butin sur Merulik.
 


Il emmène les otages dans sa hutte, prenant bien soin de les cacher pour que personne ne vienne les délivrer.

Quant au royaume, il n'est pas près d'y remettre les pieds l'accueil y a été très viril.
Il saura s'en rappeler lorsque des aventuriers viendront le visiter.
 



 
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MessagePosté le: Dim 2 Oct - 12:01 (2011)    Sujet du message: Histoire d'un Royaume et d'un roi Répondre en citant

Chapitre II 

Le discours du roi



21 Mars de l’an I du règne de Galorégor

La foule frémissait d’impatience. Voilà des années qu’ils attendaient ça. Illustres guerriers, puissants magiciens, simples badauds, enfants, tous étaient réunis sur la Place de Nedmor. Depuis tôt ce matin, la place s’était remplie d’une marée humaine animée par la même ferveur : voir le Roy Galoregor. Depuis quelques temps déjà, il n’était pas apparu en public. Ses fidèles hommes crevaient d’impatience de le revoir pour ranimer en eux la flamme du combat.  
Tout avait été fait pour rendre ce jour glorieux. Les rues de Nedmor avaient été décorées de milles fleurs aux tons et aux parfums subtils, un grand banquet avait été servi où tous les habitants de Nedmor, seigneurs ou paysans, pouvaient manger et boire jusqu’à satiété. Naturellement la sécurité n’avait pas été oubliée. Chaque Guilde avaient dû fournir un lot de puissants combattants pour surveiller les entrées de la ville. 
Il était midi. Comme un seul homme la foule retint son souffle. Le Roy allait faire son apparition. Les plus jeunes s’impatientaient car ils n’avaient jamais vu leur Roy, les plus expérimentés cachaient difficilement leur plaisir de revoir enfin leur seigneur.  
Sous les roulements des tambours et les acclamations de la foule, le Roy apparut enfin, perché sur le balcon de son château. Seul, il dominait la foule. Depuis qu’il avait pris le trône, il n’avait guère changé d’apparence. Il conservait toujours son armure de chevalier pour bien rappeler que le royaume était en guerre. Il s’était laissé poussé une fine barbe pour se vieillir un peu et surtout une superbe couronne, sertie de diamants et de rubis, la même que son père portait, dominait son crâne.  
Il profita pendant de longues minutes des acclamations de la foule, puis d’un geste de la main leur fit signe de se taire. D’une vois puissante et sûre, il prit la parole : 
« Habitants des terres d’Alidhan, mes fidèles serviteurs, mes fiers guerriers, mes amis, je vous salue ». 
Les hourras de la foule se firent encore plus puissants, et la salve d’applaudissement dura de nouveau plusieurs minutes. Puis le Roy, habile orateur, reprit la parole : 
« Les 9 mois de guerre que nous venons d’endurer ont été pour vous comme pour moi très dure. Nombre d’entre vous y ont perdu des proches, j’ai moi-même perdu quelques-uns de mes plus fidèles chevaliers. Mais à force de combat, d’entraînement, d’abnégation et de souffrances, nous avons su garder cette ville intacte et la protéger des hordes ennemies. Aujourd’hui, même si nos ennemis sont toujours présents, je peux le dire : Nedmor s’élève à nouveau comme la fière capitale d’un puissant royaume ! » 
Des « vive Galoregor », « longue vie au Roy » fusèrent dans la foule. 
D’une voix encore plus puissante et enflammée Galoregor reprit : 
« Nos adversaires sont à bout de souffle. Les troupes des rebelles de Kaldrass faiblissent de jour en jour, les lâches réfugiés sur la plaine de Cyrosh n’ont plus les moyens de nous menacer. Nos troupes se renforcent jour après jour. J’en veux pour preuve la venue parmi nous de Vorach et de ses compagnons ainsi que de Melgath et de ses hommes. » 
Au nom de ses puissants guerriers autrefois redoutés, la ferveur de la foule redoubla, sentant que vraiment plus rien ne pourrait l’atteindre.  
« Ce n’est pas un hasard si les deux guildes les plus puissantes de nos ennemis nous ont rejoint. Comme moi, comme vous, ils ont senti que la victoire était proche. Nous avons conservé Nedmor et ses alentours intacts pendant huit ans et bientôt ce sera tout le royaume d’Alidhan qui se reformera sous ma bannière. Sous votre bannière. » 
Galoregor marqua une pause. Après des années de combat, de ruse, de subterfuge il savourait ce moment. Il sentait que son but approchait.  
« Vous avez souffert pendant de longues années. Vous avez combattu des barbares sans pitié. Vous avez enduré la faim, la soif, la peur. Je vous en serais éternellement reconnaissant. Mais croyez moi, grâce à nos nouveaux hommes et grâce à votre ferveur, la guerre va bientôt finir et vous pourrez enfin jouir du repos que vous méritez tant ! En attendant ce moment et pour mieux préparer nos prochains combats, je déclare cette journée : jour de repos général. Des festivités vont être organisées dans toute la ville ! Profitez mes amis, et Vive Nedmor ! » 

Sous les acclamations de la foule, le Roy, satisfait de l’effet qu’il avait produit, se retira dans ses appartements.  
La foule continua à scander son nom pendant de bonnes minutes, puis savoura ce jour de repos accordé par le Roy. Il y avait bien longtemps qu’elle n’avait pu goûter aux délices de l’oisiveté. Le vin coula à flot, des cochons grillèrent toute la journée, des acrobates défilèrent dans les rues, des superbes danseuses pratiquèrent leur art sensuel au milieu de la foule. Les festivités durèrent jusque tard dans la nuit. Aux portes de Nedmor, les combattants assignés à la garde, entendirent les bruits de la fête mais tinrent leur poste vaillamment. 
Le lendemain, les rues portaient encore les stigmates des fêtes de la veille. Chacun reprit alors ses tâches quotidiennes avec une ferveur renouvelée. 
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MessagePosté le: Dim 2 Oct - 12:02 (2011)    Sujet du message: Histoire d'un Royaume et d'un roi Répondre en citant

Chapitre III      
 
Le retour du prince    


22 Mars de l’an I du règne de Galorégor
 
 
 
Depuis maintenant un an, le Prince ne s'était pas présenté en personne auprès de ses fidèles. Seuls ses conseillers et ses gardes rapprochés le fréquentaient. Plusieurs l'avaient mis en garde, que Galoregor avait envoyé des assassins pour mettre fin à ses jours. Malgré lui, il avait été contraint de se retirer dans le bastion au centre des ruines de Fuisserage.  
Quelques jours plus tôt, il avait décidé de mettre fin à cette fanfare. Ses hommes le quittaient pour servir d'autres seigneurs, dont son frère. Il se devait de mettre fin au désespoir qui s'étendait comme la peste dans les rangs des Exilés. Ses conseillers mirent tout en oeuvre pour son apparition au public, et ils avaient insistés pour la sécurité.    
Il était dans ses quartiers, accompagné de nombreux serviteurs s'affairants à lui trouver une tenue convenable pour l'événement. Il revenait tout juste de son entraînement quotidien et il était tout en sueur. Le soleil avait imposé sa domination du ciel ce jour là, la chaleur et l'humidité accablant jeunes et moins jeunes.     
Il jeta un coup d'oeil au balcon dont les portes allaient s'ouvrir d'ici quelques minutes et du haut de celui-ci il allait s'adresser à plus de quatre mille hommes et femmes se dévouant corps et âmes pour lui. De par la fenêtre, il pouvait voir tous ces Exilés venus pour le voir. La misère se lisait dans leurs yeux; ils traversaient tous une dure période. Bien entendu, ils étaient tous pauvres, concentrés à guerroyer plutôt que d'améliorer leur qualité de vie. Certains ne pouvaient pas avoir de logis et d'autres n'avaient pas les moyens de se nourrir...    
Une servante vint pour saupoudrer le prince de parfum, mais celui-ci la saisit par le poignet d'un geste vif. Elle fût légèrement surprise, mais aucune parole ne s'échappa de sa bouche. Il posa son regard sur les vêtements qui lui étaient destinés, qui étaient maintenant déposés sur le lit.    
De somptueuses guenilles que voici. Quel choix des plus déplacé... Alors que ces gens meurent en mon nom, je me dois de les ridiculiser en leur montrant à nouveau qu'ils sont mes inférieurs en me pavanant dans de beaux habits. Et que dire de cette idée de faire un discours du haut de ce balcon... Ils méritent un peu plus de respect, surtout après une si longue absence. Si certains nous ont trahi, c'est dû à mon arrogance.    
Il lâcha le poignet de la jeune femme et refusa d'un signe de tête le parfum qu'elle voulait lui appliquer. Un de ses conseillers s'avança; un alarmiste pour qui les traditions étaient très importantes. Il en devinait déjà le discours avant qu'il n'ouvre la bouche. Il approcha de son prince d'un pas maladroit dû à l'énervement et d'une main il tentait de ramener au calme et à la raison son prince.    
Mon ami, je me dois de vous décevoir cette fois-ci. Je les ai abandonnés, suivant vos conseils, et je me suis coupé d'eux. Vous pouvez baisser votre main, je n'ai aucunement l'intention de vous écouter. La peur de mourir m'a séparé de mon peuple une fois, mais ne croyez pas que votre personne vieillissante ou que de ridicules us et coutumes me feront obstacle pour me rapprocher de mon peuple...     
Il passa son bras droit sur son visage pour en enlever les gouttes de sueur et passa ses mains dans ses cheveux entremêlés. Il sorti de la chambre et dévala l'escalier jusqu'au rez-de-chaussée. Il avait besoin de sentir la terre ferme sous ses pieds et de ne plus être enfermé entre 4 murs de pierre. Il arriva face aux portes du bastion et d’un signe de la main, les gardes ouvrirent les portes avec empressement.    
Dans la foule se propagea un lourd silence; tous les regards fixés sur le Prince Kaldrass, qui était sorti sur le parquet à quelques mètres d'eux. Aucun de ses fidèles présents ne s’attendait à le voir dans un accoutrement aussi simple et de plus est… parmis eux. Personne n’osa bouger, ou dire quoi que ce soit. Le prince les observa un moment, comme un père veillant sur ses enfants, puis il leur sourit…    
Je suis de retour.    
Des cris de joie et de guerre s’élevèrent de la foule, puis le prince s’avança vers eux, serrant la main de nombreux combattants pendant que le bruit assourdissant s’effaçait peu à peu. Lorsque le calme revint, il sauta sur un rocher se trouvant au milieu de la foule, voyant ainsi toute l’assemblée.     
Je sais que les temps sont durs mes amis et je veux que vous sachiez que nous traverserons ces épreuves ensemble! Nombreux sont ceux qui sont tombés au combat, nous devons gagner cette guerre en leur mémoire! Notre combat n’est pas terminé encore et il va perdurer j’en ai bien peur. Nous avons lutté en premier lieu pour assurer notre survie, nous nous sommes établi dans ces ruines et nous sommes nommés Exilés par la suite. Malgré leurs fourberies et leur hargne, ils n’auront pas réussi à nous décimer.     
Notre lutte nous a amené à combattre au nom de la justice. Galoregor a trahi la volonté de Mandural et usurpé le pouvoir, contraignant les habitants du royaume à vivre sous un règne de terreur. Il ne faut pas en vouloir aux habitants de Nedmor, jamais ils ne l’ont choisi comme leur légitime souverain et ils souffrent beaucoup de sa présence sur le trône. Plusieurs de vos frères d’armes nous ont quittés également ; encore une fois, c’est la peur qui a guidé leurs pas. S’ils veulent revenir, je serai le premier à les accueillir les bras ouverts. Leurs convictions n’ont pas pu s’effacer ainsi, nous devons garder espoir en eux.    
Il est temps de s’organiser et de se préparer à de durs combats. Les hommes de Galoregor ont prouvé leur faiblesse, en laissant de vils gobelins envahir le royaume! Nous pouvons leur reprendre si nous décidons d’unir nos forces… leur armée est bien structurée et leurs défenses sont dures à percer, mais avec de bonnes stratégies et le bon droit de notre côté, nous vaincrons!    
Gardez la tête haute mes frères! Nous marcherons sur Nedmor!!!    
Un torrent d’applaudissements se fit entendre, des casques furent lancés dans les airs et des armes brandies haut dans les airs pour accueillir ce nouveau souffle dans les rangs des Exilés; le retour de Kaldrass  
 

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Chapitre IV            

 
Rencontre au Cartel   


23 Mars de l’an I du règne de Galorégor

« Mandural... Mon Roy... je te supplie de choisir vite le nom de celui qui gouvernera ton royaume ! Il le faut ... » 
Mandural n'écoutait que d'une demi oreille les mots de sa fidèle conseillère, plongé dans ses tourments, dans ce choix impossible, il ne savait pas lui répondre mais connaissant la femme il murmura quelques mots afin qu’elle cesse de lui torturer l’esprit. Lentement il releva le visage vers Zelandra, dans ses yeux, au delà de l'incertitude, une peur était palpable et elle savait que cela la perdrait.  
"Choisir c'est renoncer … je ne le peux pour l'instant… et tu le sais" 
A ces mots la voix de Zelandra s'emporta une nouvelle fois... Elle savait déjà que l'indécision de son Roy mènerait le royaume d'Alidhan à sa perte et cela l’insupportait. Son regard se porta sur l'homme accablé de son fardeau, jamais elle n'avait de mots trop hauts avec Mandural, jamais de querelles ne les avaient dissociés... sauf lorsque le sujet portait sur Kaldrass et Galaregor… 
  
Cela faisait maintenant huit ans que Mandural avait quitté les siens et que Zelandra avait fuit le royaume, qu’elle avait passé huit longues années dans les plaines de Cyrosh, à retourner la situation dans tout les sens, à comprendre le moment ou tout avait changé, à tenter de trouver une solution... 
Doucement elle s’adossa à un vieux tronc et contempla ses fidèles. La quiétude qui régnait dans le campement était souvent troublée par les rixes d’assassins, c’était ainsi que les hommes avaient décidé de mener cette guerre : dans la lâcheté et l’indignité. Aprés chaque observation elle arrivait à la triste constatation que les Cartellois étaient du pain béni pour ce genre de personnes mais elle ne pouvait pas en vouloir à son peuple de préférer le confort de l’herbe à la sécurité d’une auberge tenue par une dame avare et sans scrupule.  
De toute évidence le système installé au sein du cartel ne convenait guère à la Commandeur mais les règles étaient établies et ce n’était plus à ce niveau là qu’elle souhaitait se battre désormais.  
« Dame Zelandra des gens vous attendent au repère de Cramisse, il nous faut faire vite si nous ne voulons pas arriver trop tard » 
Zelandra tourna le regard vers son fidèle compagnon, un sourire s’afficha sur ses lèvres et elle se leva silencieusement pour prendre la route en sa présence.  
« Nous y serons normalement dans deux heures si nous tenons le même rythme. Des chevaux nous seraient utiles afin de contourner par la rivière. En cette saison le niveau de celle-ci est assez bas pour que nous puissions la…. 
- Nous en profiterons pour faire le point, le reprit Zelandra, et pour discuter calmement. De plus il faut que nous soyons discrets et en cheval les gens nous regarderaient de trop prés » 
Albin tourna son regard vers le commandeur et acquiessa d’un signe de tête, il n’osa pas la convaincre, savant par avance que Zelandra n’était pas du genre à changer d’avis suite à une belle argumentation. 
- Alors il nous faut accélérer le pas, abdiqua-t-il silencieusement  
Elle jeta un coup d’½il vers le ciel, son esprit était ailleurs mais elle s’efforça de réfléchir à l’organisation de cette rencontre et demanda à Albin s’il avait bien envoyé les différentes missives aux chefs de guildes 
- Je les ai choisis minutieusement. Ils devraient normalement répondre présent 
- Normalement, rajouta-t-elle tout bas…  
  
Le voyage se déroula paisiblement, Zelandra et Albin arrivèrent à l’heure dite au repère. En ce lieu les dirigeants de toutes les guildes du Cartel avaient été conviés. Cette rencontre émanait de la Commandeur, durant ce moment elle voulait faire part aux membres du Cartel de la situation actuelle et pour éviter mouvement de foules et autres « animations », elle n’avait souhaité que la présence des chefs de guildes.  
Durant l’attende de la Dame, les dirigeants débattaient sur la présence ou non de Zelandra, sur ses convictions, sur son absence. Certaines d’entre eux ne l’avaient jamais vue et très peu pouvaient se vanter de lui avoir déjà parlé. Zelandra senti ce malaise à son arrivé. Ce même malaise qu'il lui avait donné l'envie de faire une mise au point qu’elle voulait rassurante et ambitieuse. Il fallait que les choses changent et elle voulait s’en donner les moyens à ses hommes et à elle.  
Une fois au milieu de la foule elle se décapuchonna et regarda un à un ses fidèles. Le silence s’installa dés son arrivée, forme du respect qu’ils avaient pour elle… des sourires se glissèrent sur certains visages, d’autres s’impatientaient et souhaitaient entendre un discours longuement attendu. Zelandra toussota pour s’éclaircir la voix et salua ses compatriotes.  
«Tout d'abord je voulais tous vous remercier pour votre présence ... » 
Mais elle n'eut pas plus le temps de continuer que déjà les questions et les reproches fusèrent... Malgré la confiance qu'ils lui accordaient, bon nombre d'entre eux lui en voulait pour son absence 
- Est ce bien à cause de vous que la Solm se bat pour Galaregor désormais ? 
Zelandra chercha immédiatement du regard l'auteur de ses propos mais fut presqu'aussitôt réinterpellé par un autre reproche 
- La rumeur dit que c'est vous la responsable de leur départ... Est ce bien vrai ? 
  
- Il faut savoir que la Solm n'adhérait en aucun point à notre combat, reprit Albin sentant le malaise de la Commandeur, et qu'ellene défendait que sa cause" 
Zelandra leva la main à hauteur d'Albin afin de lui demander de se taire puis elle regarda chaque Cartellois silencieusement mais le calme fut troublé de nouveau 
"Dame Zelandra pourquoi n'êtes vous pas venu nous défendre lors de l'attaque des Gobelins..." 
"ou étiez vous lorsque des assassins massacraient sans scrupule les hommes qui vous avez prêté serment ! OU ETIEZ VOUS ?!!!" 
Zelandra accusa sans un mot les différentes critiques, elle savait que son retour serait aussi synonyme de cela, qu’auprès de ses fidèles elle devrait se justifier et qu’elle ne pouvait pas leur en vouloir d’avoir douté d’elle. Une fois que le silence revint, elle reprit la parole calmement.  
« Je suis désolée d'avoir été absente depuis si longtemps et je n’ai pas d’autre excuse que d’en être navrée. Je souhaitais que nous puissions nous retrouver afin de faire le point sur la situation et j’avais négligé le fait que durant tout ce temps vous m’attendiez, que vous attendiez soit mes ordres, soit mes conseils. J’ai toujours été prés de vous et je ne veux plus que quelqu’un en doute. La foi qui guide vos actes ne doit pas dépendre du bon vouloir d’une seule personne, il faut l’avoir en soi et ne pas se sentir désabusé si un chef viendrait à manquer. Je suis revenue maintenant mais je souhaite plus que tout mener cette bataille avec vous. Je sais que si vous êtes ici c’est que, comme moi, vous pensez qu’il est temps que les choses changent, que la monarchie, de par ce qu’elle impose, n’est plus en accord avec l’évolution d’un peuple qui est en droit de donner son avis, de se battre pour ce qui lui semble juste. Je ne perdrai pas mon temps à prêcher des convaincus et si quelqu’un ici me juge indigne de ma place qu’il se lève et qu’il me fasse part de son mécontentement mais en gardant le silence vous me donnez votre confiance que je pense avoir toujours mérité »

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MessagePosté le: Dim 2 Oct - 12:06 (2011)    Sujet du message: Histoire d'un Royaume et d'un roi Répondre en citant

Chapitre V       
 
Missive aux barons royalistes   


3 Avril de l’an I du règne de Galorégor

Galoregor avait été un bon fils. Il avait retenu les leçons de son père. Il avait compris qu’avoir des conseillers trop influents constituait un risque majeur. Le poste de Commandeur n’existait donc plus à Nedmor, comme cela avait pourtant été la tradition depuis Manelvor.  
Il avait su clairement limiter les responsabilités et l’influence de chacun de ses proches conseillers. Certains avaient un domaine d’attribution strictement réduit, d’autres étaient franchement des incapables, des pantins à son service. Il ne voulait pas que le désastre provoqué par le départ de Zelandra se reproduise. Toute les formalités administratives, l’organisation, la diplomatie, tout avait été perdu lors de son départ. Galoregor avait dû, avec les hommes ralliés à sa cause, tout recommencer. Cela lui avait coûté de nombreuses années et il ne tenait pas à tout perdre de nouveau. C’est pourquoi ses conseillers n’avaient qu’un pouvoir limité. Si l’un deux venait à défaillir, il pourrait être facilement remplacé. De plus, plus aucun conseiller n’était dorénavant de sexe féminin. 
  
Pour l’heure Galoregor se trouvait dans la salle du trône avec Samak, son Ministre de la Propagande. Samak était un homme petit et sans charisme particulier. Ne pouvant convaincre grâce à ses talents personnels, il excellait à écrire des discours pour les autres. Voilà d’où il tenait sa place. 
Le plus clair de son temps, Le Roy devait participer à ce genre de réunion. Elle ne l’intéressait pas forcément, mais il mesurait leur importance. C’est en participant à des conciliabules, en se rapprochant des conseillers de son père, en parlant, écoutant, convaincant de nombreuses personnes qu’il avait pris le pouvoir. Son frère avait ignoré les arcanes de la politique, et voilà où il en était : à camper dans les débris de Fuisserage. Un sourire se dessina sur ses lèvres.  
Samak le prit pour lui et continua de plus belle : 
« Les retours que j’ai pu avoir sur les réactions de nos sujets suite à votre intervention sont positifs. Le gros de nos troupes semble satisfait de votre discours, seuls quelques anciens et fidèles soldats ont été déçu de ne pas avoir été directement félicité de leur loyauté. Il faudra songer à l’avenir à …. ». 
  
Un bruit à la porte coupa le monologue de Samak. Galoregor fit signe aux gardes d’ouvrir la porte. Dans l’embrasure apparu Eophe. Il s’agissait du messager du Roy, le seul autorisé à délivrer des missives en son nom. C’était un jeune homme blond, assez grand, plutôt beau même si son corps semblait avoir été allongé par un étrange sortilège. Il s’était un temps essayer à l’art du combat, mais n’ayant pas de talents particuliers, il s’était retourné vers un poste de conseiller. 
Galoregor fit signe à Samak qu’il pouvait disposer, sans même attendre la fin de son discours. Il savait déjà où il voulait en venir et c’est justement pour ça qu’il avait confié un travail à Eophe. 
« Salutations mon seigneur. Je vous remercie de me faire l’honneur de me recevoir » dit Eophe en franchissant le seuil de la porte. Il fit également un signe d’au revoir à Samak. 
« Prends place. As-tu le document que je t’ai demandé de faire pour moi ? » lui lança Galoregor. 
Le messager lui tendit une enveloppe dans lequel se trouvait une lettre. Galoregor la parcourut rapidement et y apporta quelques annotations. 
« Cela fera l’affaire. Va porter cette missive à tous les Barons de nos Guildes. Va en priorité voir nos plus anciennes et fidèles guildes. Je souhaite m’appuyer avant tout sur elles pour asseoir notre domination. Allez tu peux disposer. Reviens me voir quand tu auras fait ce travail. » 
Eophe salua son Roy avec déférence et quitta les lieux. Le jour touchait à sa fin. Les réunions étaient enfin terminées pour aujourd’hui. Galoregor allait pouvoir s’adonner à son occupation favorite : l’entraînement au combat et à la stratégie militaire. 
  
Eophe partit donc avec plusieurs enveloppes cachetées par le sceau du Roy parcourir les terres de Nedmor à la rencontre de ses Guildes. Comme il lui avait été demandé, il commencerait par les plus fidèles : les Mercenaires, Purgamen Cruori, les hommes de Cyril Soixante Sept, les Souverains et les Purificateurs. Puis il irait voir toutes les autres. Voici le contenu de la missive qu’il transportait : 
« Fidèles sujets, chers Barons. 
Je tiens à féliciter votre ardeur à combattre sous ma bannière et les grandes victoires que vous avez su nous offrir au cours de ces années de guerre.  
Je souhaite aujourd’hui vous faire part de mes ambitions pour faire rayonner le Royaume de Nedmor et affaiblir nos ennemis. Je désire m’adresser directement à vous, puissants barons des guildes royalistes. 
Il semblerait qu’une petite poignée de Cartellois veuillent nous montrer leur force. Il s’agit là, comme vous le pensez sans doute, des derniers rugissements d’un vieux lion qui sent l’inéluctable mort s’approcher. Tout comme vous, je ne prête guère plus d’attention à ce mouvement que ce qu’il mérite. Je vous fais toute confiance pour leur montrer, dans toutes vos batailles, la supériorité martiale des Royalistes. 
J’attire également votre attention sur la lente décomposition des forces de Kaldrass, l’incapable. Je sais que vous faîtes les efforts nécessaires pour empêcher les Exilés de grandir de nouveau. J’aimerais que chaque nuit que ce monde fait, vous mettiez Fuisserage à feu et à sang.  
Que les maisons brûlent,  
Que chaque coin de ruelles sente la mort,  
Que leurs nouvelles recrues tremblent tellement devant notre puissance qu’elles se rendent ou nous rejoignent.  
Que vos raids se répètent jusqu’à leur épuisement !  
Et alors, une fois leurs fragiles bases effondrées, nous n’aurons plus qu’à exterminer les quelques vrais guerriers encore fidèles à Kaldrass, le peureux.  
Mes combattants, je compte sur vous pour nous assurer la victoire.  
Sachez que votre loyauté sera récompensée.  
En attendant d’entendre vos chants guerriers retentir dans Fuisserage et Cyrosh, je me remets à la tâche pour affaiblir encore nos ennemis. 
 
 
 
 
Puissent nos combats rétablir le Grand Royaume d’Alidhan ! 
Galoregor, Seigneur de Nedmor et Roy d’Alidhan » 
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MessagePosté le: Dim 2 Oct - 12:07 (2011)    Sujet du message: Histoire d'un Royaume et d'un roi Répondre en citant

Chapitre VI   
 
La bataille de Mérulik  


4 Avril de l’an I du règne de Galorégor 

Le Prince Kaldrass était dans ses quartiers et on lui faisait essayer une armure fait spécialement pour lui. Ses serviteurs délaçaient les lanières de cuir du plastron alors que la porte s'ouvrit à la volée. Son conseiller militaire, Bertrand, pénétra dans la pièce suivi de Laurent, le plus âgé mais le plus sage des conseillers. Bertrand brandissait une missive d'une main et vociférait comme un diable. 
C'est inadmissible Mon Seigneur! Regardez-moi ce torchon, ce ramassis de bêtises! Et ce pauvre bougre que voici ose prétendre que nous devrions nous terrer comme des pleutres et se plier à ce que les Cartellois nous dictent de faire! C'est insensé!!! 
Le Prince était toujours sous le coup de la surprise et regardait la missive brandie devant son visage sans avoir la chance de la saisir au vol. Alors que Laurent allait prendre la parole pour faire valoir son point, Kaldrass mit fin au vacarme en enterrant celui-ci de sa voix. 
Calmez-vous!!! Qu'avez-vous donc? Restez calmes et parlez lentement que je puisse entendre un traître mot de ce que vous dites. Qu'est-ce que cette missive? 
D'un mouvement rapide, il l'arracha aux mains de Bertrand. Ses serviteurs lui enlevèrent le plastron et il renvoya ceux-ci d'un geste de la main. Ils ne perdirent pas de temps pour gagner la porte, tout en gardant une certaine distance avec le militaire qui avait toujours le visage enflammé et qui avait de la difficulté à rester en place.  
Très respectueux prince Kaldrass, 
Le Cartel a déclaré officiellement la guerre aux armées du roy Galoregor. 
J'attends de vous que vous ne vous impliquez pas dans cette guerre. 
Peut-être un jour futur vous devrez nous combattre, ou combattre les royalistes... 
Seul le temps nous le dira. 
Aurevoir, 
 
XarthasX. 
 
C'est une blague? Les cartellois osent nous demander de rester en dehors de cette bataille? Mais qui sont-ils pour décider à notre place! 
Le Prince éclata de rire d'un ton méprisant. Il regarda ensuite les deux conseillers. Il savait que malgré leurs nombreux désaccords, ils voulaient tous le bien-être des habitants de Fuisserage et de leur prince. Il prit les deux hommes par les épaules et les guida jusqu'aux sièges disposés autour d'une table dans un coin de la pièce, formant un petit salon privé. Il les fit s'asseoir et prit place face à eux. Il leur versa des verres d'eau et leur tendit, puis il se calla sur sa chaise.  
Allons, donnez-moi vos points de vues mes chers amis, mais faites cela dans le calme, nous travaillons tous à la même cause et je crois que partager nos avis plutôt que de nous battre nous aidera à avancer.  
Mon Seigneur,commença Bertrand, je vous demande pardon pour mon entrée... des plus déplacée. Ce qui est écrit dans cette missive m'a mis hors de moi. Je crois que nous devons profiter du moment pour frapper durement les royalistes et gagner du terrain sur eux. Les cartellois, bien qu'ils s'organisent, ne présentent pas une menace immédiate. Nous pouvons faire mal, très mal au traître Galoregor en coinçant ses hommes, les privant de toute retraite, et les massacrer lors de cette bataille. 
Kaldrass se tourna vers Laurent, s'assurant avant tout que Bertrand avait terminé, et l'invita à présenter son point de vue. 
Mon Prince, je crois qu'envoyer nos hommes serait une grave erreure. Laissons-les combattre, ils seront épuisés et faibles par la suite. Cela permettrait à nos hommes et villageois de profiter d'un moment de répit. Ils sont fatigués et ils ont besoin de se reposer. Laissons nos ennemis s'affaiblir et pendant ce temps reprenons des forces. Nous en aurons grandement besoin vu la tâche qui nous attend. 
Kaldrass avait écouté attentivement ses deux conseillers et jugea des bons et mauvais côtés de chaque opinion. Il se leva et fit les cent pas derrière sa chaise. Il savait bien que ses deux conseillers avaient raison en quelque sorte. Ses hommes étaient épuisés et n'avaient plus le coeur de se battre. Mais s'ils ne profitaient pas du momentum, la situation ne pourrait que s'agraver... 
Ils devaient répondre à cette attaque et aller se battre pour leur honneur. Le repos serait remis pour plus tard, l'heure était venue d'apprendre les bonnes manières aux cartellois et rappeller aux royalistes à qui ils avaient à faire. La situation était à leur avantage; une telle occasion ne se présenterait pas à nouveau... 
Très bien, nous devons agir rapidement puisque cette bataille devrait se dérouler sous peu. Nous ne devons pas nous écraser devant une demande aussi ridicule et arrogante! Qui sont-ils pour décider pour nous? Je n'arrive même pas à comprendre comment ils ont pu oser envoyer une telle missive.  
Personne ne peut disposer des Exilés ainsi! Nous irons à Merulik cette journée là et nous frapperons nos ennemis de plein fouet! Nous n'avons pas vraiment le choix; nous devons affaiblir les royalistes alors que l'occasion se présente et nous devons montrer aux cartellois devant tout le monde qu'ils ne peuvent pas nous parler de la sorte! Notre honneur a été attaqué, à nous de répondre.  
Nous n'avons pas le temps d'organiser un discours public. Vous placarderez donc des affiches sur tous les murs et recoins de Fuisserage pour dicter à nos hommes la marche à suivre. 
Le lendemain matin, les soldats étaient occupés à afficher des annonces un peu partout à Fuisserage. Peu de temps après, l'on pouvait voir des groupuscules d'exilés autour des affiches en train de parler de cette grande bataille qui s'annonçait. 
 
 
Citoyens de Fuisserage, 
 
Une grande bataille se prépare non loin de Merulik entre les forces Royalistes et Cartelloises. L'instiguateur de cette bataille nous a poliment demandé de nous tenir à l'écart comme si nous étions leurs jouets. 
Moi, votre Prince Kaldrass, je vous invite tous à montrer à ces personnes comment les exilés répondent à l'arrogance! Aiguisez vos armes et nettoyez vos armures, nous les ferons brillées sous le soleil cette journée-là avant de les tacher de leur sang!  
Nul ne peut faire taire la voix de la justice et du bon droit. Nous profiterons de cet événement pour rappeler à nos ennemis qui nous sommes et nous les anéantirons! Les Royalistes craindront alors pour la sécurité de leur belle cité et celle de leur Roy, alors que les Cartellois resteront terrés dans leur forêt comme des animaux.  
Je vous fait confiance à vous tous, je sais que votre coeur vous guidera lors de cette bataille. Je vous laisse le soin de paufiner les détails du plan d'attaque entre vous. 
Aux armes mes frères! L'heure est venue... 
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MessagePosté le: Dim 2 Oct - 12:08 (2011)    Sujet du message: Histoire d'un Royaume et d'un roi Répondre en citant

Chapitre VII   
 
Appel aux armes 



5 Avril de l’an I du règne de Galorégor

Zelandra déposa la missive sur la table. Visiblement dérangée par la lecture de celle-ci, elle s’attabla et commença à rédiger une lettre à l’attention de XarthasX. Albin ne semblait pas saisir la raison de cet étrange silence, celui-ci connaissait la dame depuis maintenant cinq longues années, durant lesquelles il avait eu à maintes reprises l’occasion de lui prouver sa fidélité, mais la réaction de Zelandra lui échappa. Respectant cependant ce silence il s’installa lui aussi à la table, essayant par un coup d’œil furtif de lire les quelques mots qu’elle était en train de rédiger. Sans même lever le sourcil, cette dernière répliqua :  
« Tu sais bien que je ne supporte pas qu’on vienne lire ce que je suis en train d’écrire »  
Et tout en disant ces mots, elle releva son visage vers lui et continua sur un ton qui se voulait plus ironique : « Craints tu la réponse que je pourrais lui faire ? »  
Le visage d’Albin s’empourpra, il balbutia alors quelques mots : « Mais …Zelandra… tu sais bien que tout ça n’est pas une question de confiance. C’est juste ma curiosité et… et nous n’avons pas pris la peine d’en discuter avant…  
- D’en discuter avant ? J’ose espérer que tu plaisantes Albin ? »  
La commandeur déposa sa plume près de l’encrier, une goutte s’étala sur la lettre, Albin la contempla, interdit, de la même façon il lui répondit : « Avec tout le respect que j’ai pour toi…je… je ne plaisante pas.  
- Ah bon ? , s’insurgea-t-elle, tu ne plaisantes pas ? Et mon cher ami de quoi aurions-nous bien pu discuter ? Il me semble que le message est clair : XarthasX s’est engagé pour un combat sans m’en informer ou me demander mon avis et il me demande de le soutenir. Pourrais-je donc trouver réponse plus appropriée que celle que je m’apprêtais à lui faire ? »  
Elle observa un silence durant un bref instant et lui adressa un sourire. Albin, quant à lui, resta impassible, il ne savait plus quoi penser. Zelandra, dérangée de le voir si troublé, reprit plus fermement :  
« Albin j’espère que tu n’es pas en train de douter de ma bonne raison »  
Elle n’attendit pas de réaction et percevant le malaise de son jeune compagnon elle lui suggéra d’aller leur préparer un thé afin qu’il puisse se donner un temps pour réfléchir à ce qu’ils devraient mettre en place pour ce combat.  
Un bon quart d’heure plus tard, Le conseiller revint avec deux tasses fumantes, ses yeux se posèrent sur Zelandra qui s’était remise à la rédaction de sa missive. Il put se rendre compte que deux pages étaient recouvertes d’écriture :  
« Avez-vous tant de choses à lui dire ? demanda t-il.  
- Une seule est adressée à XarthasX, l’autre est une affiche à recopier, il faudra la placarder sur les arbres de Cyrosh…et une chez Bébert également … si ce bougre est toujours en vie, rajouta t elle dénigreuse. Quand nous aurons fini tu porteras tout ceci à Illice, en lui indiquant les recommandations d’usage. Qu’elle ne réponde à aucune question. Tu lui donneras également de l’or pour Bébert, une petite bourse devrait éloigner un éventuel refus de sa part.  
- Zelandra ? Ou serons-nous le jour de la bataille ?  
- Nous serons ici, répliqua-t-elle en lui tendant les deux parchemins.  
- Soutiens- tu XarthasX dans son combat ?  
-Evidemment, sourit-elle.  
Le visage d’Albin se décrispa, il s’enfonça dans son siège et soulagé il reprit en portant la tasse à ses lèvres : « je vais donc me mettre au travail »  
Quelques temps plus tard les missives furent données à Illice, elle recopia et placarda soigneusement celle qu’il fallait afficher dans le cartel. C’est ainsi qu’à la nuit venue les arbres de Cyrosh se faisaient porteurs d’un appel aux armes adressé au peuple :  
« Cartelloises, Cartellois,  
D’ici quelques jours un combat entre Royalistes et Cartellois aura lieu à Mérulik. Comme certains d’entre vous le savent, XarthasX en est à l’origine. En tant que Commandeur, je demande à toutes personnes sachant se battre de venir mettre son arme au service de notre cause ainsi que son précieux soutien.  
Il vous reste quelques jours pour vous rassembler et élaborer la meilleure tactique possible et ceci dans l’unique but de venir à bout de nos adversaires.  
A cette même période, je demande à toutes les personnes restées à Cyrosh de se mettre à l’abri, afin d’éviter tout massacre de la part des Royalistes.  
Bon courage  
Votre fidèle Zelandra »  
Une fois les affiches mises à la vue de tous, Illice porta la réponse à XarthasX. Sur cette dernière on pouvait lire ceci :  
 
 
« XarthasX,  
 
Je viens d’avoir connaissance de la bataille qui aura lieu dans quelques jours. Bataille que tu engages au nom du Cartel. Je   
souligne et respecte l’initiative, mais j’aimerai être informée en premier lieu la prochaine fois.  
Je compte sur toi pour avoir bien analysé les différentes conséquences de ceci. Saches que si nous échouons, Galoregor ne se gênera pas pour enfoncer notre peuple.  
Je tenais également à te remercier de protéger nos jeunes guerriers en organisant ce combat à Mérulik, tu sais comme moi que beaucoup d’entre eux ne survivraient pas longtemps en de telles circonstances. Bien évidement tu as mon soutien.  
J’ai demandé qu’un appel aux armes soit lancé dans la contrée. C’est malheureusement, et pour l’instant, tout ce que je suis capable de faire pour t’aider.
Je ne te ferrais pas maintenant une leçon de stratégie, mais veilles à bien répartir tes troupes et tes forces. Dis toi aussi que les royalistes seront prêts à tout pour gagner et je ne serais pas étonnée si certains d’entre eux profitent de l’occasion pour ravager la population de Cyrosh. Afin de prévenir ce risque, j’ai demandé aux Cartellois de rester à l’abri le jour dit.  
Nous devons minimiser nos pertes et ressortir vainqueurs de cette lutte.  
Bon courage.  
Zelandra »  
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MessagePosté le: Dim 2 Oct - 12:10 (2011)    Sujet du message: Histoire d'un Royaume et d'un roi Répondre en citant

Chapitre VIII  
 
Conseil militaire

24 Mai de l’an I du règne de Galorégor



Galoregor arpentait les couloirs de son palais. Il était quelque peu préoccupé. Il y a quelque temps de cela, il avait cru entrevoir la fin de cette stupide guerre, mais il n’en était rien. Ce n’était pas encore demain que le Royaume d’Alidhan allait, sous sa férule, retrouver sa gloire passée et plus encore. Même les allées du château de Nedmor décrépissaient. Elles n’étaient plus ce qu’elles étaient du temps de son Père. Même si quelques serviteurs se démenaient pour que le château conserve des signes ostensibles de richesse, il devenait de plus en plus difficile de l’entretenir. La guerre dévorait tous les fonds du royaume tel un monstre affamé.  
  
Le Roy avait convoqué le Comte Takrech à une réunion. Il s’agissait de son principal conseiller militaire. C’était un homme d’une stature imposante. Les épaulettes de son armure accentuaient la largeur de ses épaules. De longs cheveux noirs lui descendaient en vaguelette jusqu’au cou. Une longue barbe grisonnante lui terminait le visage, visage qui semblait comme déchiré par une balafre le long de sa joue.  
Naturellement, le comte ignorait que son poste était doublé et que d’autres hommes serviles et ambitieux étaient prêts à le remplacer à la première défaillance. Néanmoins, ce fier combattant d’une cinquantaine d’années n’avait jamais déçu le Roy. Il ne faisait pas partie du premier cercle des fidèles, il avait fait le choix de rejoindre Galoregor assez tardivement. Néanmoins, il avait rapidement fait la preuve de se valeur au combat et de ses talents de stratèges quand il avait mené la déroute des quelques soldats qui s’insurgèrent pour mettre Kaldrass sur le trône. A cette époque, Galoregor l’avait estimé suffisamment jeune pour avoir encore de l’ambition et contribuer à accroître le rayonnement du Royaume et suffisamment âgé pour ne pas se lancer dans de folles conquêtes et pouvoir bénéficier d’une solide expérience de la guerre.  
Pour sa part, le Comte estimait que seul Galoregor avait la vision nécessaire pour faire d’Alidhan un grand royaume. Il n’avait pas d’affinités particulières avec lui, mais au moins il se sentait fidèle à ses principes de soldat : il avait suivi le Roy, quel qu’il soit. Le suivrait-il dans la déroute ? Il ferait tout pour éviter que cette question se présente à lui. Ce qui lui importait, c’était de faire tout ce qui était en son pouvoir pour venir à bout des ennemis du Roy d’Alidhan : les Exilés et les Cartellois. 
Installé dans la Salle des Boucliers, il attendait la venue du Roy. Depuis plusieurs générations, cette vaste salle, toute en longueur, était destinée à préparer les batailles et à remettre les honneurs militaires. Le long des murs latéraux s’étalaient les armureries des grands combattants fidèles à la royauté. Depuis Manelvor, jusqu’à Galoregor, en passant par Mandural, tous ceux qui avaient des hauts faits d’armes étaient représentés ici, par un bouclier portant leurs effigies. Quelques fenêtres dispersées le long des murs éclairaient faiblement la pièce. Au milieu de cette pièce se dressait une longue table de bois. Son usure rappelait combien de conseils et d’âpres négociations, cette table avait vécu. Néanmoins sa robustesse prouvait la solidité à travers les âges des armées d’Alidhan.  
Un bruit dans le couloir indiqua à Takrech que le Roy s’approchait. Il réajusta son armure, redressa son fourreau, enfonça son casque pour accueillir le Roy comme il se devait. Trois gardes vêtus des armures rouges et or de l’armée régulière firent leur apparition, suivi par le Roy, lui aussi recouvert de son habituel armure. Les gardes se mirent en faction à l’entrée de la seule porte de la pièce.  
- « Salutations Sire, dis le comte en posant un genou à terre. 
- Salutations Comte.  
Le Roy prit place à l’extrémité de la table comme il se devait, son conseiller s’assit à sa droite.  
- Vous m’avez fait mander Sire, quelles en sont les raisons ? 
Comme à son habitude Galoregor alla droit au but. 
- Cher Takrech, j’aimerais avoir ta vision sur la situation militaire de notre Royaume. Et quelles sont tes projections sur les combats à venir ? 
- Vaste question… Takrech leva un instant les yeux au plafond pour rassembler ses idées. Et bien, sur certains points nos succès sont incontestables : nous tenons Nedmor depuis maintenant de longues années, alors que nos ennemis n’ont pas encore su créer de cités dignes de ce nom. Nous parvenons à maintenir une certaine sécurité à nos portes, bien que nos ennemis réussissent parfois à vaincre nos gardes, comme ce fut le cas récemment par les pleutres servant Kaldrass, néanmoins… 
D’un geste, le Roy l’interrompit :  
- Ceci dure depuis trop longtemps. On ne peut en toute impunité marcher sur les terres de Nedmor ! s’énerva le Roy. Où en est la formation de notre armée ? 
Takrech baissa quelque peu le regard. Ce sujet était en grande partie de sa responsabilité, mais les résultats escomptés n’étaient pas au rendez-vous. Il détailla les raisons au Roy : 
- Cela prend beaucoup de temps. Nous disposons de trop peu de fonds et nos meilleurs guerriers sont sur le front, ils ne peuvent donc prendre le temps de former l’armée régulière. Pour l’instant, nous sommes seulement en mesure de garder les portes de la Cité. Nous ne pouvons en aucun cas nous permettre de faire des avancées territoriales. D’autant plus que nos ennemis Cartellois ont récemment fait preuve de leur nombre et de leur cohésion. 
Le Roy opina du chef. La plupart de ces éléments lui étaient déjà connus. Encore ce manque de moyens qui revenait frapper à la porte. L’argent était définitivement le nerf de la guerre : recrutement, formation, équipements, recherche : tout cela coûtait cher, très cher. Il repensait à l’époque de son père où les marchands affluaient à Nedmor et contribuaient à remplir les caisses du Royaume. En ces temps là, le commerce fleurissait et il n’était pas rare de voir son Père offrir de grands banquets au peuple. C’était bien différent aujourd’hui. Il reprit à l’attention de son conseiller : 
- Et… dans quel état se trouvent nos adversaires ? 
- Les troupes de Kaldrass se remettent lentement de leurs nombreux désistements et semblent retrouver un début d’unité. Quant aux cartellois, comme je vous le disais, ils ont su faire preuve de motivation. Le retour de Zelandra semble les avoir galvanisé. 
L’évocation du nom de Zelandra était toujours pénible pour Galoregor, surtout quand il s’agissait de son retour. Il semblait donc qu’après avoir semblé tourné un moment en sa faveur, la situation s’équilibrait peu à peu. Il allait de nouveau falloir remobiliser toutes ses ressources, corrompre des personnes, mettre en place des pièges et des ruses. En somme, tout ce qu’il avait connu jusque là. 
- Et de notre côté. Où se situent nos atouts ? 
- Comme je l’ai dit, nous tenons Nedmor et c’est un avantage tout autant stratégique que psychologique, vous en conviendrez. Ensuite, il apparaît que l’essentiel des nos forces soit aujourd’hui concentré dans les guildes. Ce sont elles qui rassemblent et unissent nos meilleurs combattants. 
- Je le sais. Et cela peut être ennuyant. Leur velléité d’indépendance est trop forte à mon goût. Nous ne pouvons pas nous permettre de compter uniquement sur elles ? 
- Oui et non. Il est vrai que nous ne pouvons les contrôler entièrement, mais accroître davantage leur loyauté et leur fidélité est indispensable. 
Galoregor acquiesçait. Il ne regrettait pas son choix. Cet homme s’avérait aussi bon combattant que tacticien.  
- Je le sais bien repris le Roy. Comme tu le sais, je les ai déjà contacté récemment. Mais… poursuis donc ton raisonnement, lui lança le Roy. 
- Je pense que nous devrions les convoquer ici même. Pour les rencontrer, les écouter et renforcer nos liens avec eux. 
Le Roy prit quelques instants de réflexion. Comme il le faisait toujours en ces moments là, il se lissait l’extrémité de la barbiche. Cette proposition comportait certains risques, mais elle avait le mérite de s’assurer la puissance et la loyauté de ses hommes et d’éventuellement les féliciter pour leur travail. 
- Très bien Takrech. Ce plan me convient. Je te laisse prendre les dispositions pour les recevoir en mon nom et parlementer avec elles. Tu les recevras individuellement et veilleras à connaître leurs motivations, évaluer leur loyauté, et mesurer leur besoin. Reçois-les avec respect mais fermeté : elles ne doivent pas oublié où se trouve le pouvoir. Arrange toi pour que cela soit fait rapidement. Je compte sur toi.  
Sur ces mots le Roy se leva. 
- Il en sera fait selon votre guise mon Seigneur, dit le Comte en raccompagnant le Roy. 
Galoregor reprit le chemin inverse de celui qu’il avait parcouru quelques minutes plus tôt. Un plan commençait à se dessiner dans sa tête. Tous les éléments n’étaient pas encore en place, mais un ensemble prenait forme. Pour l’instant il pensait à Zelandra. Il se méfiait d’elle davantage que de son frère. Pourquoi était-elle revenue subitement ? Il lui fallait réactiver ses réseaux d’espions et en savoir plus. Il partit donc voir certains de ses conseillers un peu spéciaux. 
Le lendemain les différentes Guildes Royalistes apprirent qu’elles étaient appelées au château de Nedmor. Au nom du Roy, le Comte Takrech les conviait individuellement à envoyer un membre de leur Guilde dans la salle des boucliers du Château, dans les jours à venir. Ce serait là l’occasion de développer les liens et de mettre en place de futures stratégies. 
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MessagePosté le: Dim 2 Oct - 12:11 (2011)    Sujet du message: Histoire d'un Royaume et d'un roi Répondre en citant

Chapitre IX   
 
Le conseil

25 Mai de l’an I du règne de Galorégor

Le crépuscule venait tout juste d’apparaître lorsqu’elle arriva au repère de Cramisse. Elle aurait pu s’y trouver bien avant. Et pour tout dire, elle avait tergiversé autant que cela lui avait été possible. Elle avait pris la route aussitôt son déjeuner englouti et ses différentes rencontres furent ponctuées par des échanges de propos aussi décousus que sans réelle importance. Dissimulée sous des vêtements amples, elle était parvenue à éviter l’attention qu’on aurait dû lui porter si derrière cette capuche on l’avait reconnu.  
Ainsi vêtue elle s’était entretenue, sans grande conviction, avec quelques acteurs de la vie du cartel. Le banquier et son assistant lui avaient fait part de leur mécontentement et de leur peur de l’insécurité, l’aubergiste, lui, avait souhaité mettre à disposition de sa clientèle un service gratuit et exceptionnel mais faussement dépité il en avait conclu qu’avec la conjoncture actuelle tout ceci était impossible « il faut bien vivre tout de même ». Les vendeuses de fruits et légumes semblaient tout aussi désenchantées : « J’voudrais bin êtr’ plus commerçante ! mais vous comprenez Dame Zelandra que c’est impossib’ comment qu’j’pourrais habiller mes gamins si jamais je donnais gratuitement toute ma récolte. Pis faut pas croire ! Les gens sont ingrats maintenant, aucune reconnaissance. Ils veulent tous devenir guerrier ou je ne sais quel autre métier soit disant héroïque ! Mais vous et moi ‘ sait bien qu’la vie c’est plus compliqué qu’ça. Pour les dépanner on leur rachète leur fourrures ou autr’ carapaces d’insectes dont on ne sait plus que faire… pour qu’ils aient de quoi vivre tout de même ! on est pas des rats ! Mais ça aussi, ils l’voient pas ! Aucune reconnaissance qu’j’vous dis … aucune qui s’en ont ! »  
Elle avait accusé chacune de leurs remarques d’un air grave mais derrière cette façade elle constatait amèrement que l’effort de guerre n’était plus dans la mentalité cartelloise et que l’entraide était une illusion perdue. L’argent… tous ces commerçants n’avaient que ce mot à la bouche… gagner sa croute, vivre sa vie, ne pas s’oublier. L’armurier émettait les mêmes avis et Vorus, lui, se contentait de faire son travail… mais quel travail ! Donner des accords aux guildes, permettre de construire de plus en plus de clans au sein de son alignement. La diversité devait être une richesse mais dans ce cas-ci, elle les perdait, elle divisait leur force. Mais à qui pouvait-elle en vouloir ?  
Elle se souvint du jour ou elle avait pris la fuite pour se réfugier dans les bois et monter son armée pour rétablir les forces et un nouveau pouvoir mais elle ne pouvait que constater, qu’avec le temps, le cartel était devenu une ville emplie d’individu ayant perdu le sens premier de leur rassemblement. A qui pouvait-elle en vouloir ? Aux autres ? A elle ? A la nature humaine ? Au hasard ?  
Elle s’arrêta brièvement sur cette pensée et franchit la porte qui la séparer de son fidèle compagnon. Dans la pièce Albin était affairé à remuer dans une marmite ; le fumet de la soupe bouillonnante amplissait la pièce et la chaleur, dégagée par cette mixture, réchauffait ses occupants. Illice se tenait assise sur le lit de fortune, un ouvrage à la main. Elle se redressa à l’arrivée de la Commandeur  
- Convoquez les tous !  
- Zelandra ! mais ou étais- tu ? j’ai bien manqué d’envoyer une armée à ta recherche …  
Sans sourciller un instant, Zelandra repris sur le même ton :  
- Convoques les tous ! Je dois et je veux les rencontrer.  
Illice s’insurgea :  
- c’est stupide et tu le sais ! si tu les convoques ils vont penser que tu as peur et que tu as perdu la maîtrise de la situation  
- Je n’ai pas peur et tu le sais  
- Moi je le sais, mais le peuple en doute.  
Zelandra se tourna vivement vers Albin  
- Je veux qu’une missive soit envoyée à toutes les guildes du Cartel, que chacun choisisse un représentant. Une fois cela fait, qu’elles fassent part de leur choix, par écrit, à Callyn. Illice ira les récupérer dans une semaine. Quand nous aurons les noms, nous organiserons le conseil.  
- Connais-tu seulement le nombre de guilde au sein de ton alignement ? Cela prendrait des mois pour tous les entendre et le double pour trouver un accord entre nous.  
- Si les personnes ne sont pas en accord avec les principes cartellois qu’elles partent d’ici, je n’ai que faire des gens qui sont ici pour défendre leur cause et non la nôtre. Qu’ils créent leur alignement si cela les chante, qu’ils se mettent en guerre contre le Roy et son pleutre de frère s’ils le souhaitent ! Mais en aucun cas je tolère que le cartel soit le nid de ses ennemis !  
Elle s’installa à la table et continua plus calmement  
- Quand nous avons choisi de nous enfuir c’était pour mettre en place un mouvement qui renverserait cette monarchie. Huit ans après, rien n’a changé, le Roy menace toujours et son armée s’accroit de jour en jour. Je ne vous ferrais pas part de l’armée de Kaldrass, qui elle aussi, se fait plus menaçante. Et nous nous accueillons au sein de notre communauté des guildes anarchistes qui souhaitent imposer leur vision des choses et qui se sont réfugiées chez nous, car elles savaient qu’elles y vivraient en paix.  
- Ces guildes combattent également Kaldrass et Galoregor ! se permit de rajouter Albin.  
- Elles se battent pour elles et non pour notre cause!  
Un silence se posa, Illice se rapprocha de Zelandra et Albin se retourna vers sa marmite, essayant d’échapper au regard de la Commandeur.  
- Que craints- tu Albin ?  
- …  
- Tu as peur qu’elles quittent le cartel ?  
- Par exemple… ce sont des forces armées non négligeables et ça serait une grande perte pour nous que de les exclure du Cartel.  
- C’est bien pour ça que je souhaite que ce conseil soit mis en place, c’est la seule façon d’avancer et de prendre le pas sur nos ennemis. Il faut nous allier.  
Suite à ces mots, Zelandra se leva de sa chaise et s’empara de quelques affaires pour partir se reposer. Avant de les quitter elle leur attribua les différentes tâches à accomplir puis disparue derrière le rideau qui ornait le fond de la pièce.  
- Penses-tu que cela marchera ? questionna Illice lorsque la Commandeuse les eu quitté.  
- Je n’en sais rien… Je l’espère. Vas vite porter les différentes missives dans le royaume. Tu écriras « Membres du Cartel, chef de Guilde, La mise en place du conseil Cartellois verra bientôt le jour. Chaque guilde disposera d’un siège au sein de ce conseil. Nous demandons, et conseillons vivement, à chacune d’entre elle de choisir un membre la représentant. Son nom devra être transmis à Callyn. Une fois que nous en saurons plus, nous vous transmettrons une missive avec le lieu et la date de cette première rencontre. Bien à vous Chers Membres blabla …. Blablabla… 
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MessagePosté le: Dim 2 Oct - 12:12 (2011)    Sujet du message: Histoire d'un Royaume et d'un roi Répondre en citant

Chapitre X   
 
Les détracteurs du prince  


26 Mai de l’an I du règne de Galorégor

Assis sur sa chaise de manière nonchalente, le prince regardait son souper d'un air ennuyé. Il trouvait difficilement le sommeil et l'appétit n'y était plus depuis la bataille sur Merulik où ses fidèles l'avaient tout simplement ignoré et avaient fait fi de ses directives. Il prît un morceau de viande dans sa main et il le rejetta dans son assiette, pris de dégoût. Il se releva prestemment, sa chaise râclant sur le sol de pierre dans un bruit terrible. Ses généraux les plus importants et ses conseillers, tous attablés avec lui, relevèrent la tête, pris de surprise et dévisagèrent le prince.   
Il y a un problème messire?, dit Bertrand en se découpant une tranche de pain de la miche au milieu de la table. Ce n'était pas étonnant de sa part, lui qui n'avait pas l'habitude de prendre des détours pour dire le fond de sa pensée et qui était également reconnu pour son appétit sans fond.  
Si! Il y en a un!!!, s'écria Kaldrass en frappant sur la table, visiblement en colère. Vous faites comme si de rien n'était, mais je vous rappelle que nos hommes nous ont carrément tourné le dos à cette bataille! Si vous trouvez cela normal, tant mieux pour vous, mais moi je ne vois qu'un amer échec de notre part. Comment avons-nous fait pour nous éloigner ainsi d'eux? Nous ne contrôlons rien et ils nous l'ont bien fait remarquer...  
Kaldrass ramassa son fourreau et le ceintra à sa ceinture. La nourriture du bastion avait un goût amer, peut-être que l'air de Fuisserage allait lui changer les idées... Il tourna les talons et laissa toutes les personnes attablées derrière lui, perplexes quant aux intentions du prince. D'un léger pas de course il passa les portes du bastion, refusant au vol l'invitation de ses gardes pour l'escorter, puis une fois qu'il eût descendit les quelques marches menant à l'imposant bastion, il ralentit le pas pour profiter de l'air pur et d'une certaine liberté qu'il n'avait que trop rarement l'occasion d'avoir.  
Il rejoint rapidement les ruines, où toutes les commoditées étaient construites ainsi que la plupart des habitations occupées à ce jour. Les gens semblaient paisibles, pour la plupart dans leur demeure à s'occuper de leur petite famille. Certains clochards étaient assoupis contre des vestiges des temps anciens, alors que quelques gardes faisaient des rondes, pour veiller au bien être de tous ces gens.   
Puis ses pas le menèrent vers le seul endroit où il semblait y avoir de l'activité, l'auberge. En arrivant devant celle-ci, il prit une pause, fatigué de sa marche. Il regarda la façade du bâtiment un long moment et la lumière de couleur orangée qui sortait des fenêtres closes, puis il entra dans cet endroit qui semblait si animé. Alors qu'il passa la porte, un lourd silence tomba dans l'assemblée et la troupe de musicien arrêta aussitôt de jouer. Tous les regards se portèrent sur lui...  
Il s'attendait bien à cet acceuil, puisque jamais il ne sortait du bastion, même s'il essayait de se faire sentir présent plus qu'auparavant. Mais il n'était pas là innocemment, il savait très bien ce qu'il faisait et même les risques de sa sortie. Il voulait mettre les choses au clair avec ses hommes et surtout pas par communiqué, mais en face à face. La musique reprît peu à peu dans l'auberge et sous le couvert de celle-ci, des murmures s'échangèrent. Un jeune garçon, qui passait à côté de la table du prince en dansant sans se soucier de celui-ci, attira son attention. Il l'agrippa par le bras, mais sans le brusquer, et il déposa dans sa main quelques pièces puis il s'adressa à lui.  
Jeune homme, j'ai un service à te demander. Va cogner aux portes des barons et demande leur de venir ici, eux ou une personne qui puisse venir parler en leur nom. Je crois que nous avons des choses à se dire, afin que l'on s'accorde l'un à l'autre. Je dois comprendre pourquoi ils ont défié mes ordres ainsi... Je te remercie d'avance.  
Le jeune garçon regarda dans sa main et afficha un large sourire. Il parti en trombe, pour aller chercher les barons qu'il connaissait.  




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MessagePosté le: Dim 2 Oct - 12:13 (2011)    Sujet du message: Histoire d'un Royaume et d'un roi Répondre en citant

8 Aout de l’an II du règne de Galorégor

Le syndicat à développé un nouveau complexe minier près de Brosems. Les résultats ne sont pas à la hauteur de leurs attentes, mais cela ne devrait pas durer.
... Enfin c'est soit ça, soit le géologue aura droit à un petit séjour sous terre pour affiner ses compétence.
Il semblerai que le syndicat ait fait des découvertes intéressantes dans sa nouvelle. Le géologue devrait donc avoir une vie longue et heureuse... pour un géologue du syndicat.

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MessagePosté le: Dim 2 Oct - 12:15 (2011)    Sujet du message: Histoire d'un Royaume et d'un roi Répondre en citant

Chapitre XI 
 
Une rumeur persistante

28 Octobre de l’an II du règne de Galorégor

Une rumeur circule dans le royaume.

"De nombreux mages redouteraient l'apparition d'un être démoniaque d'une grande puissance. Nul ne peut dire ce qui pourrait apparaitre mais sa puissance serait sans égale.

Personne ne semble savoir où il apparaitra mais l'on suppose qu'un tel être ne pourrait apparaitre que dans le lieu le plus dangereux du royaume.

Une seule chose est sûre, cela se passera demain en fin d'après midi."

La menace en était elle vraiment une ?

Toujours est il que le garde des ombres a succombé de ses blessures.
Les marchands qu'il avait escorté en ce monde ne se sentent plus en sécurité et plieront donc bagages dans deux heures.

Les combattants les plus valeureux auront l'"honneur" de posséder une pièce d'équipement du gardien.

Les marchands n'ayant plus de protecteur s'en sont retourné d'où ils venaient.

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MessagePosté le: Dim 2 Oct - 12:16 (2011)    Sujet du message: Histoire d'un Royaume et d'un roi Répondre en citant

Chapitre XII 
 
A la fin de 2 ans de règne ... 
 
 
 
 
10 Juin de l’an II du règne de Galorégor

Une rumeur rapporte cette information:

"Un Dieu influent (son nom et ses origines sont inconnues) dans les hautes sphères de l'univers serait agacé par le royaume d'Alidhan.
En effet il aimerait bien un vainqueur à ces luttes incessantes.
À défaut de pouvoir obtenir ce qu'il désire, il aurait décidé d'organiser un défi dont l'issue apportera un soutien supplémentaire aux vainqueurs."

La rumeur ne donne pas plus d'infos ...
 
 13 Juin de l’an III du règne de Galorégor
Le Dieu influent avait ordonné la construction de trois merveilles. Le Dieu cherchait à récompenser l’esprit de groupe et un seul alignement sortira vainqueur. Les Merveille furent construite à l’entrée de Nedmor, Cyrosh et Fuisserage. Au dèbut des travaux, les royalistes avaient la merveille la plus avancée mais les cartellois plus nombreux finirent leur œuvre en premier et furent récompensés par ce Dieu.

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MessagePosté le: Dim 2 Oct - 12:17 (2011)    Sujet du message: Histoire d'un Royaume et d'un roi Répondre en citant

Chapitre XIII 

La création de la faille 





17 Juin de l’an III du règne de Galorégor

La bataille entre chaque alignement avait fait rage pour s'accorder les faveurs de ce Dieu venu de nulle part. Tous les combattants s'étaient mobilisés pour obtenir la victoire, ils avaient usé de toutes leurs forces et de tous leurs pouvoirs pour sortir vainqueur. Mais au final, un seul avait été vainqueur... Ou peut être avaient-ils été tous perdant dans cette histoire.

Personne ne s'était demandé d'où venait ce Dieu, d'où provenaient ses serviteurs qui étaient venus les aider ou bien même quelle était l'origine des pierres utilisées pour la construction de ces merveilles. La seule chose qui comptait était la victoire.

Les pierres spectrices, entre autre fait d'être très rare, sont aussi de puissantes sources de magie. Des sources de magie naturelles présentes dans tout le royaume et dont peu de gens connaissent l'existence. Ces sources bien que n'ayant aucune influence sur la magie, sembleraient tout de même maintenir un équilibre. Ainsi, bien qu'étant des créations naturelles auxquelles aucun être vivant connu n'aurait pu participer, leurs positions et leurs puissances ne sont en aucun cas hasardeuses.

Les fragments distribués par les serviteurs du Dieu étaient une infime partie d'une roche bien plus grande située au nord du Corridor de Far. Cette source fut pillée et quasiment détruite pour alimenter le défi lancé par le Dieu.

Et depuis ce moment, des grondements se font entendre dans le sol. Nul n'avait auparavant entendu de tels sons. Comme si un être supérieur rageait d'avoir perdu un de ses précieux trésors...

Les grondements se firent de plus en plus rapides. La terre semblait parcourue par de nombreuses secousses toutes en direction du nord du Corridor de Far.

Les quelques personnes présentes dans le corridor étaient affolées; le sol semblait se déchainer. Les secousses étaient telles que tenir debout relevait du miracle. Tous tentaient de fuir, mais entre les tremblements de la terre et ceux de leurs membres, leurs tentatives étaient vaines.

Nul ne savait ce qu'il se passait vraiment, nul ne pouvait le deviner, ils ne voulaient que fuir, que tout s'arrête.

Leur vœu fut vite exaucé, sans aucune raison apparente les secousses semblèrent se calmer. Un calme qu'aucun animal ou monstre ne vint déranger. Ils avaient senti ce qui allait se passer et cela faisait déjà longtemps qu'ils avaient fui le danger.

N'écoutant que leur instinct de survie, les pauvres rescapés prirent la fuite.

Choix indiscutable et surtout bienheureux car les démons qui leur semblaient se rassembler sous terre avaient décidé de se manifester à l'extérieur.

Leurs attentes ne furent pas comblées, aucun démon ne semblait vouloir surgir. Cela ne les empêchait pas de courir de tout leur souffle, et de redoubler d'effort lorsqu'un semblant de cri de rage se fit entendre.

Ce cri de rage, qui n'en était pas un, accompagna un évènement pour le moins particulier. Un gouffre se créa à l'endroit même où se trouvait la roche spectrice. Tout ce qui se trouvait autour du gouffre semblait être avalé, tel un monstre affamé se délectant de tout ce qu'il enfournait.

Mais ce n'était pas un monstre, juste le résultat du déséquilibre des sources spectrices. La roche endommagée se régénérait et pour cela elle devait récupérer une énorme quantité d'énergie. Le gouffre ne cessait de s'agrandir, réduisant à néant tout ce qu'il touchait. Il ne semblait pas se contenter de la terre et de ses occupants. Le ciel et tout ce qu'il contient semblait aussi être aspirés. Rien ne semblait apaiser le gouffre.

Après quelques instants, le sol commença à se fissurer. Les fissures, extensions du gouffres, détruisaient tout sur leur passage. Les deux principales se dirigeaient dans deux directions opposées. L'une vers le nord, des terres inconnus, et l'autre vers le sud, Nedmor. Heureusement pour les royalistes, la fissure se propageant vers le nord atteignit une cible avant son homologue du sud.

Cette cible était un lac naturel, était car aujourd'hui il n'est plus, déversant ses eaux par diverses petites rivières. Toute l'eau qu'il contenait fut englouti par la faille et acheminée jusqu'au gouffre.
Le gouffre était devenu immense et les nuages commençaient a être aspiré par celui ci. La masse d'eau arrivant du nord était l'apport qui lui manquait. Après quelques minutes, le gouffre stoppa sa progression. La roche semblait s'être calmée et sa régénération terminée.

Cependant, l'eau, elle n'avait pas l'intention de s'arrêter et rien n'entravait plus sa course. Elle s'engouffra dans la faille sud sans ménagements. Les flots qui se déversaient dans la faille finissaient de détruire ce que cette dernière avait laissé intact.

Le corridor de Far n'était plus, et la vague s'apprêtait à déferler sur Nedmor.



18 Juin de l’an III du règne de Galorégor


La vague continuait sa course folle en direction de Nedmor. La faille bien qu'inactive avait largement soutenu son avancée. La où cette dernière avait échoué, peut-être que toute cette eau réussirait.

Mais la faille, nouveau lit d'un fleuve impétueux, se révéla aussi être un frein à ce déferlement. Arrivée en bout de course, à une trentaine de mètres de Nedmor, la vague se heurta au bord du lit.

Ceci ralentit grandement sa vitesse, lui faisant perdre une grande partie de sa force, mais ce n'était pas suffisant pour l'arrêter. Bien qu'affaiblie, elle n'en restait pas moins dangereuse. Elle continua donc son chemin au travers des terres pour s'abattre sur les murs de Nedmor.
Sa force était redoutable, mais face aux remparts de la ville fortifiée elle ne faisait pas le poids. Elle se fracassa sur cet obstacle infranchissable, déversant sa force dans le cours d'eau qui entourait Nedmor. Les seules "victimes" royalistes qui furent à déplorer étaient les gardes que la curiosité avait poussés à se rassembler en haut des remparts. Et que la vague, bien que n'ayant pas endommagé les structures de la ville, avait expulsés sans ménagements de leurs perchoirs.

Nedmor par deux fois avait évité le pire.

Mais si ces remparts avaient stoppé la vague, rien n'avait pour le moment arrêté le lac de se vider. Et l'eau continuait à s'écouler, un nouvel affluent au Ceth avait été créé. Et pour fêter son arrivée, il avait décidé de gonfler son hôte.

La journée était ensoleillée sur le petit village de Brosems, petit village de pêcheurs. Les gens étaient un peu inquiets des différents évènements survenus les jours précédents, mais tout ceci semblait bien loin. Brosems, inaccessible par les terres, était une enclave royaliste aux abords de Nedmor, mais ce statut n'allait pas durer.

Au loin, les habitants entendaient des bruits terrifiants, bien qu'atténués par la distance. Tous redoutaient une attaque sur Nedmor et la chute de Galoregor. Ils n'avaient pas totalement tort, seulement leurs craintes n'égalaient pas ce qui allait leur arriver.

La vague qui avait frappé Nedmor était en train de gonfler le fleuve et ce dernier ne pouvait plus se contenter de la place qu'il occupait. C'est tout naturellement qu'il alla s'attribuer de nouvelles terres.
Sa première conquête fut la forêt des bras cassés. Bien que la végétation fût dense, il détruisit et déracina tout ce qui tentait de lui résister. Aucun arbre ne pouvait lutter, et le fleuve continua sa route, chaque arbre tombé devenant une menace pour les prochaines victimes.

Brosems captivé par son hypothétique devenir ne s'aperçut que tardivement de ce qui l'attendait. Le niveau du fleuve commença à monter, submergeant les quais et emportant les navires. Ceci eut pour effet de sortir les habitants de leur cauchemar, et de les plonger dans la panique. Panique de courte durée, car habitués aux tumultes de la mer ils savaient comment s'en protéger.

En peu de temps, ils s'étaient tous réfugiés dans l'auberge, bâtiment le plus résistant. En temps normal, leur sécurité aurait été assurée, seulement le fleuve avait su trouver des armes. Il ne fallut que quelques minutes pour que les premiers projectiles frappent la bâtisse. Les troncs faisaient trembler les fondations, ainsi que les habitants de Brosems. Un des troncs ébranla le bâtiment et poussa les occupants à se réfugier au premier étage. Ils ne pouvaient qu'espérer que tout se termine rapidement.

Quelques minutes plus tard le calme revint, mais nul n'osait sortir. Ce n'est que lorsque des gardes de Nedmor entrèrent dans le bâtiment à la recherche de survivants qu'ils se manifestèrent.

Le village avait été submergé et l'eau avait tout emporté avec elle. De plus la forêt qui avait été un rempart naturel avec l'extérieur n'était plus.

Il leur faudrait quelque temps pour s'en remettre, mais cela leur importait peu. Nedmor était sauf.

La plume est pour le moment sur la petite table à côté de ce livre, l'historien n'a pas encore fini son travail. Espérons que la suite nous parvienne bientôt.




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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:28 (2018)    Sujet du message: Histoire d'un Royaume et d'un roi

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